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Par trognon
Sur le papier, tout semblait réuni pour le trio lillois de Cercueil. "Erostrate", leur 2 ème album sorti le 3 mars, à été enregistré à Bristol et produit par Ali Chant ( PJ Harvey, Portishead..). Pourtant, l'autopsie des 10 morceaux révèle une excellente mise en son : les climats touffus de sequencer croisent des synthés mariés savamment à des rythmes indus et tribaux. Sur quelques morceaux, j'avoue avoir été déstabilisé par des "ponts", des changements de direction, des contre-pied qui font glisser le groupe dans la catégorie musique expérimentale. Par moment, les musiciens donnent l'impression que chacun joue sa partition dans son coin, techniquement adroits mais sans cohésion. En écoutant le chant stéréotypé de Pénélope Michel , on pense souvent à "Siouxsie" et à "The Creatures", le second groupe fondé avec Budgie, son mari batteur des "Banshees". Cerceuil fait aussi penser à DCD (Dead Can Dance). En épitaphe d'une écoute qui m'a refroidit : le manque de mélodie enterre vivant le groupe. Pour enfoncer le clou, je préfère déguster une bière en savourant "The scream"de Siouxsie. Cercueil, un groupe bois ?
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